L’objectif du TAF est d’accélérer les flux de financements climatiques vers des solutions équitables, accessibles et abordables qui renforcent la résilience climatique et sociétale et qui facilitent l’atténuation du changement climatique dans la chaîne de valeur agroalimentaire, la mobilité et l’environnement bâti en Afrique et en Amérique latine.
La mission et le potentiel d’impact du Fonds sont principalement dirigés vers des solutions novatrices et déployables à plus grande échelle qui soutiennent les communautés défavorisées et vulnérables au changement climatique. Il donnera la priorité aux communautés les plus démunies, en ciblant ses investissements dans des entreprises innovantes dans l’agriculture, la mobilité et l’environnement bâti, au profit notamment des ménages à faible revenu, des femmes et des communautés rurales marginalisées.
La stratégie d’investissement du TAF définit de manière explicite les résultats attendus (nombre de bénéficiaires, actifs rendus résilients aux effets du changement climatique, etc.) ainsi que les bénéfices générés directement et indirectement (amélioration des moyens de subsistance, réduction de la vulnérabilité…).
Ses indicateurs de performance clés (assortis des objectifs attendus) sont les suivants :
- nombre de personnes bénéficiant de moyens de subsistance plus climato-résilients (7 millions) ;
- nombre d’emplois verts créés et soutenus (600 000) ;
- volume total d’émissions de CO2e éliminées ou évitées (6 millions de tonnes)
- valeur et/ou superficie des actifs ou des terres rendus résilients aux effets du changement climatique (à déterminer)
Le TAF soutient le renforcement de l’adaptation et de la résilience et la création d’emplois verts au profit de bénéficiaires directs — petits exploitants agricoles, occupants des bâtiments — et indirects — communautés bénéficiant d’une meilleure sécurité alimentaire, d’un air plus pur et de nouveaux emplois.
Le TAF recherche un soutien actif de la part des membres de l’Alliance, ainsi que d’autres investisseurs, afin de mobiliser des capitaux privés à travers sa structure en trois tranches : une tranche junior (financements catalytiques) d’un montant de 60 millions de dollars, assumant les premières pertes et généralement apportée par des bailleurs de fonds publics et certaines institutions de financement du développement ; une tranche mezzanine (financements secondaires), d’un montant de 80 millions de dollars et souscrite traditionnellement par des institutions de financement du développement ; une tranche senior (créances prioritaires) d’un montant de 60 millions de dollars et généralement réservée aux investisseurs privés/institutionnels, notamment des fonds de pension et assureurs locaux.